En tout cas, le parquet près le Tribunal de première instance de Kindia a officiellement interjeté appel dans l’affaire des élèves condamnés pour fraude lors des examens nationaux. Selon des informations concordantes, les prévenus concernés sont actuellement en cours de transfert vers Conakry, où ils devront comparaître devant la Cour d’appel afin que leur dossier soit réexaminé en second ressort, a-t-on lu dans le site de nos confrères, avenirguinee.org.
Il continu en révélant que cette nouvelle étape de la procédure judiciaire intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par le décès de l’un des accusés, Mamadou Djouma Bah, survenu en début de semaine à l’hôpital régional de Kindia. Le jeune élève y avait été admis pour des raisons de santé avant d’y succomber. Sa disparition a profondément ému la population et suscité une vive indignation dans la région.
Pour rappel, écrit le site, lors du procès en première instance, le procureur de la République avait requis une peine assortie de sursis. Malgré cette réquisition, le tribunal avait prononcé une décision de condamnation ferme, incitant le parquet à exercer un recours devant la juridiction supérieure.
Dans la « cité des agrumes », la tension reste vive. Depuis l’annonce du décès de Mamadou Djouma Bah, plusieurs mouvements de protestation ont été initiés par des élèves, qui dénoncent les conditions de détention et réclament justice. Des manifestations se poursuivent aux abords de plusieurs établissements scolaires, alors même que les autorités locales appellent au calme et au respect de la procédure judiciaire.
L’affaire sera désormais examinée par la Cour d’appel de Conakry, dont le verdict est attendu avec une grande attention par les familles, la communauté éducative et l’opinion publique, conclut le site.
Espérons que cette affaire judiciaire soit un acte exemplaire pour garantir l’éducation nationale en Guinée.
Lampadaireinfo.com
Nous y reviendrons.

