Ce lundi 20 juillet 2026, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement fut l’invité de l’émission Guinée Today. L’émission au cours de laquelle Ousmane Gaoual Diallo a qualifié de “marquant” l’intervention du président de la république, le Général MAMADI DOUMBOUYA, en revenant sur son discours prononcé la veille à l’occasion du 69ᵉ sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une intervention axée sur l’unité, l’intégration régionale, le dialogue et la coopération face aux défis auxquels la sous-région fait face.
Au cours de cette émission, Ousmane Gaoual Diallo a fait entendre que le chef de l’État a rappelé avec clarté les principes fondateurs de la CEDEAO, tout en invitant les dirigeants ouest-africains à privilégier la solidarité plutôt que les divisions.
« Le discours d’hier à ce sommet de la CEDEAO s’inscrit dans cette lignée où le président de la République n’est pas allé par quatre chemins en rappelant les fondamentaux. Il revient aux chefs d’État de consolider cette fraternité, et pas de concourir à leur division », a-t-ixl déclaré.
Le porte-parole du gouvernement estime que cette allocution met en avant des priorités essentielles telles que l’intégration économique, la justice, la prospérité partagée et l’inclusivité. À ses yeux, cette intervention « s’inscrira dans l’histoire comme l’un des discours marquants de cette organisation sous-régionale ».
Évoquant la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest, Ousmane Gaoual Diallo a insisté sur l’urgence de renforcer la coopération militaire entre les États membres de la CEDEAO, tout en associant les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à cette dynamique.
« Il ne faut pas que cela soit un effet d’annonce. Une coopération militaire réelle doit être mise en place afin de repousser la menace commune hors des frontières de la sous-région », a-t-il affirmé, estimant qu’il faut « beaucoup de souplesse et de vision » pour construire un espace régional plus sûr.
Le ministre a également mis en avant l’appel lancé par le président Mamadi Doumbouya en faveur du dialogue comme principal levier de résolution des crises politiques. Pour lui, les réponses apportées doivent être adaptées aux réalités propres à chaque pays.
« Le président l’a dit : le paludisme et le cancer ne se soignent pas avec les mêmes produits. Il faut regarder les situations individuelles de chaque État et apporter des solutions appropriées », a-t-il expliqué.
Dans cette logique, Ousmane Gaoual Diallo a estimé que les sanctions économiques montrent aujourd’hui leurs limites, en raison de leurs conséquences directes sur les populations.
« Les sanctions aggravent souvent les souffrances des populations sans forcément résoudre les crises. Il faut davantage de dialogue, de dialogue et encore de dialogue pour parvenir à des solutions consensuelles et opérationnelles », a-t-il soutenu.
Enfin, le porte-parole du gouvernement a appelé à une meilleure prise en compte des réalités historiques, sociales et culturelles africaines dans les processus démocratiques et les transformations institutionnelles.
« Il faut laisser à chaque société le temps d’absorber les évolutions, les progrès et les nouvelles valeurs. Cela demande du temps, de la compréhension et de la patience », a conclu Ousmane Gaoual Diallo.
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