Le Bureaux Guinéen des Droits d’Auteurs (BGDA), ce vendredi 10 avril à la maison mère des journalistes ici à Conakry, a animé une conférence de presse structurée sur deux axes à savoir : l’annonce officielle de la répartition des droits d’Auteurs pour exercice 2025 et le lancement inédit du site Web institutionnel et des applications numériques du BGDA. Des actions qui vont être des outils qui marqueront la rentrée absolue de gestion collective dans l’air du numérique de notre époque. L’événement a connu la participation du ministre de la culture, du tourisme et de l’artisanat, le directeur général de la BGDA entouré des cadres de son département et plusieurs personnalités de la culture guinéenne.
Le ministre, dans un trumeau de son discours, s’est attardé sur un moment qu’il a qualifié de véritablement historique : le payement effectif des droits d’Auteurs issus de l’exploitation du catalogue Syli Phone en faisant d’abord écouté le morceau de Bala et ses Baladin, des anciens comme Bembeya Jazz national et autres. Des légendes qui, rappelle Moussa Moïse, n’existent plus mais, ont travaillé dure pour sortir des che-d’œuvres.
Ce catalogue Syli Phone, pour rappel, c’est bien plus qu’une collection d’enregistrement musicaux mais, le témoignage vivant de l’âme culturelle de la République de Guinée indépendante.
Mais, depuis la signature de la convention, en 2015, entre l’Etat guinéen et une société appartenant à un compatriote, malheureusement décédé, les artistes Guinéen qui ont créé ces che-d’œuvres, et sont morts dans la précarité, ou leur ayant droit, n’ont jamais perçu le moindre francs de titre des droits générés par cette exploitation internationale par le BGDA.
Pourtant, les informations recueillis à l’issue des enquêtes, à chaque exploitation, elle aurait payée de l’argent à la Rèpublique de Guinée mais, lié à d’autres voies que les voies légales. Et cet argent, chaque année, << était partagé par des personnes du ministère de la culture et certains d’autres cadres >>, a fustigé le ministre qui ajoute, << alors que les ayant droit étaient vivants à l’époque mais, la plupart analphabètes, ne connaissent pas leurs droits, on peut pas les en vouloir. Certains étaient décédé mais, ont laissé une famille >>. Donc, pour Moussa Moïse Sylla, si c’est pas de l’anthropophagie, << je ne sait ce que sait >>.
C’est une injustice à laquelle ils veulent s’attaquer et sont entrain de réparer. Et, << c’est pourquoi, la première fois, depuis 15 ans, que l’Etat reçoit un moment issus de l’exploitation du catalogue Syli Phone >>, a déclaré Moussa Moïse.
Pour ça, à en croire, il a été demandé à cette société qu’il était non négociable que cette exploitation continue sans le paiement des années antérieures de toute la consommation qui a été faite.
Un premier paiement dont le montant global est de 108.000 euros qui vont pouvoir profiter à Kèlètigi, à Bala et ses Baladin, à Horoyah Bande, à Bembeya, bref tout ceux qui sont dans le catalogue.
Une opération qui ne s’arrête pas là, le ministère a déjà demandé au BGDA de, très prochainement, effectuer une mission de travail en France spécifiquement consacrée au dossier de Syli Phone malgré que << certains nous avaient fait croire au début que le catalogue Syli Phone aurait été vendu par l’Etat guinéen >>, a fait comprendre le premier responsable du ministère de la culture qui poursuit en disant qu’il n’y avait aucun document justificatif.
Donc, c’est comme ça qu’on endormais l’esprit des responsables qui sont passés à la tête du ministère en faisant croire que le catalogue n’appartient plus à l’Etat alors qu’il n’en est rien.
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Ousmane Diallo
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